Onestpasbienla...?!

Une bougie, deux trois atomes et le monde te sourit...

30 août 2006

Dans un pays fort fort lointain, dans une époque très très lointaine….



  On avait tout bien organisé. Les gens s’échangeaient des services, des denrées. Pour ça, ils avaient un moyen neutre. On avait appelé ça l’argent. C’était pratique ça permettait toutes sortes d’échanges. Ça évitait de se demander si on avait donné suffisamment par rapport à ce  qu’on obtenait. On avait un prix. Une somme. C’était comme ça.

    Une livre de tomates ? 1 brouzouffe et quelques.
    Un mois d’habitation à l’abri ? 400 brouzouffes.
    Une baguette de pain ? 0,70 brouzouffes.

  Du coup, pas besoin de fabriquer 572 baguettes de pain contre un mois d’habitation. Hop, tu sors tes brouzouffes et le tour est joué ! Bon, l’inconvénient, c’est que les brouzouffes, pour les avoir, tu peux pas les fabriquer. Du coup, au lieu de perdre ton temps à fabriquer des baguettes de pain, tu passes ton temps à faire des trucs contre lesquels on te donne des brouzouffes, contre lesquels tu achètes un mois d’habitation, une baguette de pain, une livre de tomate. On a vite pris l’habitude, avec ce système, de déléguer. Chacun s’occupant d’un p’tit bout d’activité, qui lui permettait de gagner ses propres brouzouffes bien à lui. Et d’échanger ses brouzouffes avec ce que sait faire le voisin. Au lieu de perdre son temps à apprendre du voisin comment savoir faire ce qu’il sait, quitte à lui montrer, en échange, comment faire ce qu’on sait faire, soi.

    A force de déléguer plein de trucs, on s’était dit, pour les décisions importantes, on a qu’a faire pareil. Au lieu de se tenir informé, de perdre des heures à débattre pour se demander s’il vaut mieux envahir la Pologne ou filer des armes à l’Iran, on a qu’à choisir des gens qui savent, on leur file des brouzouffes pour qu’ils puissent s’acheter un mois d’habitation, une baguette de pain et des livres de tomates et hop, c’est eux qui s’occupent.
    Pour les choisir, on organisait une sorte de grand marché. C’est l’épicier qu’en avait eu l’idée. Chacun exposait pourquoi il était bien placé et intelligent, et comment il comptait s’y prendre pour prendre des décisions à notre place et puis, on choisissait, comme ça, en mettant les noms dans des boîtes.
    A la fin on comptait les noms et celui qui en avait le plus avait le droit de décider. Comme c’était anonyme, il décidait pour tout le monde. Pas seulement pour ceux qui avait dit son nom. Les autres, ils avaient perdu, tant pis. Mais ils conservaient le droit de dire qu’ils étaient pas d’accord, qu’ils avaient de meilleures idées, mais c’était trop tard. Alors, ils expliquaient ça au bistrot du coin, parmi les joueurs de billard et les buveurs immodérés qui venaient donner 3 brouzouffes pour 25 centilitres de houblon fermenté avec un peu d’eau.
    Du coup ceux qui décidaient, avaient un emploi du temps chargé. Ils couraient de réunion en conseil, de brainstorming en débriefing, de déjeuner de travail en dîner de colloque.

    On avait aussi délégué la notion de paix. On avait fait des gardiens pour ça. Comme ça si quelqu’un se comportait d’une manière inopportune, on appelait les gardiens de la paix qui lui disaient que c’était pas conforme et on était bien tranquille. On leur avait filé des armes aussi. Oui, parce que on s’était aperçu que ça calmait vachement plus vite les inopportuns. Après tout, c’était des gens qui avaient fait le choix de veiller sur leurs concitoyens, donc supposément assez éclairés pour faire un usage essentiellement dissuasif de leurs armes, avec déontologie, mesure et respect.

    Un jour, dans ce pays fort fort lointain, dans cette époque très très lointaine, un qui décidait avait une réunion-dîner. En montagne. Avec des qui décidaient dans la montagne. Au même moment, dans la même montagne, un inopportun avait décidé de voler une voiture. (on appelait voler le fait d’utiliser un truc sans avoir donné de brouzouffes avant, et sans avoir demandé). Les gens de la paix, jugeant la paix gravement menacée on voulu arrêter l’inopportun. Qui se rapprochait du lieu du dîner. Du coup, il a fallu tirer. La paix était vraiment trop menacée. D’ailleurs l’un des gens de la paix déclarait après les faits sur la radio du pays : « ce qui importait c’était que le dîner se déroule bien ».




  Le 29 Août 2006, à Sallanches, Savoie, France, la gendarmerie a fait feu sur un voleur de voiture au volant du fruit de son dernier larcin, au motif qu’il s’approchait de trop près du lieu ou Dominique De Villepin prenait son déjeuner en compagnie d’élus locaux.
  Le gendarme interviewé sur France Inter à ce propos déclare que l’individu est blessé, mais pas par balle, mais que tout va bien puisque de toute façon le but était que le déjeuner se déroulât bien.

Fin de la page d'histoire contemporaine comparée.
Merci de votre attention. Vous pouvez parler entre vous et vaquer jusqu'à 22h.
Bonsoir.


Posté par FloBacri à 03:12 - La Page d'Histoire Contemporaine Comparée - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


11 août 2006

Message à caractère informatif

Toutes les notes publiées avant le 11 août 2006 sont dépourvues de commentaires.

C'est parce que tu m'aimes pas, je l'savais.

C'est aussi, peut-être, parce qu'ils sont restés sur le blog de leur première publication:

www.20six.fr/onestpasbienla

avec d'autres notes que j'ai pas reprises ici.

Posté par FloBacri à 23:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20six, mon amour,

Tu savais bien, mon Twenty que ça ne pouvait pas durer.
Tu savais bien que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers.
Et qu'une fois les meilleurs partis,
Les suivent les abrutis.

Ben voilà. C'était l'heure des abrutis.
L'heure des pas meilleurs - pas gentils
Des affreux, des salauds, des pourris
Des baiseurs de drozophiles alanguis
L'heure des déconnectés, reconnectés
L'heure des pas premiers.

Tu savais déjà que ça ne sert à rien
A rien de recoller. Retenter. A rien.
Tu savais depuis que je t'avais dit:
Je m'en vais, je rends le modem à Free
Mais je reviendrai avec Alice, promis.
Et puis cette salope m'a trahi.

Ô mon Twitwi,
La sais-tu, la cruelle destinée
De celui qu'Alice,
De ses yeux de braise et d'acier
A hypnotisé, séduit, déçu, trompé?

Je croyais pourtant bien t'en revenir
Je pensais "il faut souvent savoir partir
Pour mieux vibrer d'un inconstant retour"
Mais en chemin je n'ai croisé que désamour.

Aussi, mon Sixounnet je t'ai quitté.
Quelques notes, tu verras, je t'ai empruntées
Ma manière à moi de te tenir vivant
Dans mes souvenirs, en m'en allant.
Car même s'il y a des pages qu'il faut savoir tourner
Il est bien inutile de les vouloir arracher.

Je te laisse, mon Twinou,
Déjà je sais tu vis chez nous
D'autres moments avec celle
Que tu aimes tellement, la douce html.

Programmer ou écrire,
Pour moi, c'était la merde
Il a fallu chosir
Et programmer m'emmerde.

Salut donc, mon Twener
et bonjour canalblog
je rejoins la longue liste amère
des émigrants du blog

Posté par FloBacri à 17:37 - Correspondance(s) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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