04 janvier 2007
Ayeeet!
Eh ben voilà. C’est fait.
On a tous réussi à passer 2006.
Finalement. hein. Pas si dur.
Enfin, tous, tous, c’est vite dit.
Y’en a un, quand même, il a eu beau essayer, au dernier moment,
clac ! On passe pas. Non non non, toi, non. Toi, tu restes là.
Pourtant il avait bien tout essayé pour prolonger son existence.
Et va-z-y que je te reconnais pas les tribunaux et va-z-y que de toutes
façons, j’ai toujours eu raison et que je te soutiens que ça serait à
refaire, ah ben tout pareil. Si. Les cachots, les tortures, les
déportations. Si-si. Ah oui. Tout bien. Tout pareil, j’te dis. Quoi ?
Oh ben, un p’tit meurtre par-ci par là, y’a quand même pas de quoi
faire un génocide… Meuh arrêtez vos conneries, c’est quand même pas des
mecs qui massacrent des populations entières sous prétexte que leur
dictateur en chef, il aurait caché dans ses placards des armes de
destruction massive qui vont me faire la morale ?!
Tiens, d’ailleurs, tant qu’on en parle, elles ont été trouvées où
exactement les armes de destruction massive ? Hein ? Ah bon, c’est toi
qui pose les questions, d’accord. Bon ben je ferme ma gueule alors.
Mais enfin, je suis quand même bien content d’avoir servi les
intérêts supérieurs de la nation aussi longtemps. En double effet
kiss-cool, en plus. Une première couche quand je massacre, armé par
vous et vous débarrassant des opposants. Et une deuxième
couche quand vous me massacrez pour préserver la liberté de la planète.
Non, sans déconner, bien foutu, le truc. Moi, je m’en fous, ce que je
voulais, c’était faire chier le plus de monde possible, j’ai fait comme
vous,en fait. Mais à contretemps, quoi.
Et si ça
se trouve, je continue à vous être utile, même dans la mort. En vous
organisant pour faire de moi un martyr, vous vous démerdez pour
m’éliminer, sans jeter avec l’eau du bain la bonne excuse que je
représentais de garder une mainmise militaire sur une région bien trop
riche en pétrole pour la laisser incontrôlée.
Ah
ben oui, mais on peut pas se planter tout le temps, non plus, déjà
qu’Augusto, vous l’aviez un poil oublié au fond du placard, du coup, au
moment du procès, trop tard, il servait plus rien, fallait pas faire
pareil avec le Moustachu de l’Euphrate, hein ?! Deuble Iou, là dessus,
il a été formel : « Le premier qui m’oublie le Saddam en tôle, il va
aller se faire le spring-break au club Ousamma, ça va pas traîner. Ah
ben c’est blindé de vierges, peut-être, mais, avant, y’a quand même une
ou deux tours à se bouffer dans la gueule, si tu vois ce que je veux
dire. Et pis quand t’arrive en cent trente cinq morceaux à assembler,
je vais te dire, les gonzesses, elles sont peut-être vierges, mais
elles ont peut-être passé l’âge du Rubix-cube, aussi.»
C’est vrai, ça, personne ne s’est jamais demandé pourquoi, elles
restent vierges, les vierges. Eh ben c’est tout con. Tout simplement
passque les mecs qui arrivent vers elles, les flambés du crucifix, les
allumés de la thora et autres syphonés du turban, eh ben y sont jamais
en état de leur faire quoi que ce soit. Sont toujours en p’tit bouts.
Explosés contre un avion, une maternelle ou un bus. Alors, forcément,
c’est pas par plaisir qu’elles restent vierges, les vierges . Tu penses
bien.
Du coup, c’est au moins ça, cette nouvelle coutume. Au moins,
après la pendaison, il paraît que t’as la gaule, ce qui me rassure pour
les pauvres vierges.
C’est vrai, au bout du compte, y’a pas de raison que ce soit toujours elles qui se fassent….
Ah ben oui.
Non.
Justement.
Hum.
Bon.
Alors.
Disons, que 2006 n’a toujours pas marqué d’évolution
notable quand aux mœurs humaines les plus basses, puisqu’il continue
d’être le seul animal à tuer l’autre parce que c’est lui et de
ressentir le besoin d’exploser la gueule de son ennemi et de condamner
à mort celui qu’il juge pour des faits d’assassinats. Justement.
Allez, Bonne Année.
Fin de la page d'histoire contemporaine comparée. Merci de votre
attention. Vous pouvez parler entre vous et vaquer jusqu'à 22h.
Bonsoir.
30 août 2006
Dans un pays fort fort lointain, dans une époque très très lointaine….
On avait tout bien organisé. Les gens s’échangeaient des
services, des denrées. Pour ça, ils avaient un moyen neutre. On avait
appelé ça l’argent. C’était pratique ça permettait toutes sortes
d’échanges. Ça évitait de se demander si on avait donné suffisamment
par rapport à ce qu’on obtenait. On avait un prix. Une somme.
C’était comme ça.
Une livre de tomates ? 1 brouzouffe et quelques.
Un mois d’habitation à l’abri ? 400 brouzouffes.
Une baguette de pain ? 0,70 brouzouffes.
Du coup, pas besoin de fabriquer 572 baguettes de pain contre un
mois d’habitation. Hop, tu sors tes brouzouffes et le tour est joué !
Bon, l’inconvénient, c’est que les brouzouffes, pour les avoir, tu peux
pas les fabriquer. Du coup, au lieu de perdre ton temps à fabriquer des
baguettes de pain, tu passes ton temps à faire des trucs contre
lesquels on te donne des brouzouffes, contre lesquels tu achètes un
mois d’habitation, une baguette de pain, une livre de tomate. On a vite
pris l’habitude, avec ce système, de déléguer. Chacun s’occupant d’un
p’tit bout d’activité, qui lui permettait de gagner ses propres
brouzouffes bien à lui. Et d’échanger ses brouzouffes avec ce que sait
faire le voisin. Au lieu de perdre son temps à apprendre du voisin
comment savoir faire ce qu’il sait, quitte à lui montrer, en échange,
comment faire ce qu’on sait faire, soi.
A force de
déléguer plein de trucs, on s’était dit, pour les décisions
importantes, on a qu’a faire pareil. Au lieu de se tenir informé, de
perdre des heures à débattre pour se demander s’il vaut mieux envahir
la Pologne ou filer des armes à l’Iran, on a qu’à choisir des gens qui
savent, on leur file des brouzouffes pour qu’ils puissent s’acheter un
mois d’habitation, une baguette de pain et des livres de tomates et
hop, c’est eux qui s’occupent.
Pour les choisir, on
organisait une sorte de grand marché. C’est l’épicier qu’en avait eu
l’idée. Chacun exposait pourquoi il était bien placé et intelligent, et
comment il comptait s’y prendre pour prendre des décisions à notre
place et puis, on choisissait, comme ça, en mettant les noms dans des
boîtes.
A la fin on comptait les noms et celui qui en
avait le plus avait le droit de décider. Comme c’était anonyme, il
décidait pour tout le monde. Pas seulement pour ceux qui avait dit son
nom. Les autres, ils avaient perdu, tant pis. Mais ils conservaient le
droit de dire qu’ils étaient pas d’accord, qu’ils avaient de meilleures
idées, mais c’était trop tard. Alors, ils expliquaient ça au bistrot du
coin, parmi les joueurs de billard et les buveurs immodérés qui
venaient donner 3 brouzouffes pour 25 centilitres de houblon fermenté
avec un peu d’eau.
Du coup ceux qui décidaient,
avaient un emploi du temps chargé. Ils couraient de réunion en conseil,
de brainstorming en débriefing, de déjeuner de travail en dîner de
colloque.
On avait aussi délégué la notion de
paix. On avait fait des gardiens pour ça. Comme ça si quelqu’un se
comportait d’une manière inopportune, on appelait les gardiens de la
paix qui lui disaient que c’était pas conforme et on était bien
tranquille. On leur avait filé des armes aussi. Oui, parce que on
s’était aperçu que ça calmait vachement plus vite les inopportuns.
Après tout, c’était des gens qui avaient fait le choix de veiller sur
leurs concitoyens, donc supposément assez éclairés pour faire un usage
essentiellement dissuasif de leurs armes, avec déontologie, mesure et
respect.
Un jour, dans ce pays fort fort lointain,
dans cette époque très très lointaine, un qui décidait avait une
réunion-dîner. En montagne. Avec des qui décidaient dans la montagne.
Au même moment, dans la même montagne, un inopportun avait décidé de
voler une voiture. (on appelait voler le fait d’utiliser un truc sans
avoir donné de brouzouffes avant, et sans avoir demandé). Les gens de
la paix, jugeant la paix gravement menacée on voulu arrêter
l’inopportun. Qui se rapprochait du lieu du dîner. Du coup, il a fallu
tirer. La paix était vraiment trop menacée. D’ailleurs l’un des gens de
la paix déclarait après les faits sur la radio du pays : « ce qui
importait c’était que le dîner se déroule bien ».
Le 29 Août 2006, à Sallanches, Savoie, France, la gendarmerie a
fait feu sur un voleur de voiture au volant du fruit de son dernier
larcin, au motif qu’il s’approchait de trop près du lieu ou Dominique
De Villepin prenait son déjeuner en compagnie d’élus locaux.
Le gendarme interviewé sur France Inter à ce propos déclare que
l’individu est blessé, mais pas par balle, mais que tout va bien
puisque de toute façon le but était que le déjeuner se déroulât bien.
Fin de la page d'histoire contemporaine comparée.
Merci de votre attention. Vous pouvez parler entre vous et vaquer jusqu'à 22h.
Bonsoir.
31 décembre 2005
Réquisition.
C'est avec un plaisir non dissimulé, cher lecteur, cher lectrice que je me propose aujourd'hui de t'enculturer encore un peu plus profondément, en réaction à un flash info de pas plus tard que y'a pas longtemps, c'est à dire ce matin, vers midi du matin. Et je te propose donc, avant que je ne t'enculture, de te pencher un peu, oui, voilà comme ça, sur le terme de Réquisition. Mais d'abord, laisse moi t'expliquer (c'est vrai, ça, c'que tu peux être impatient-e, c'est fou, laisse moi parler, enfin!) le contesste:
A cette heure, ce jour même, donc, à peine sorti du lit, tel une beauté que l'on viendrait d'arracher... à son plumard. (j'ai l'haleine fraîche des petits matins (si, midi, pour un samedi, c'est un petit matin), le teint humide, l'oeil brillant, le poil rosé et la truffe vive.) Je me lève et je ne bouscule personne à part le chat, qui ne se réveille pas, comme d'habitude. (Peut toujours se gratter pour que je remonte le drap, tiens !)
N'écoutant que mon courage, je décide donc de faire chauffer de l'eau pour un thé, et j'allume la radio.
C'est pas pour me vanter, mais c'est ce moment précis qu'a choisi monsieur France Inter pour faire son flash plein de bips pour te dire que c'est l'heure et de filles nues qui présentent la météo ou alors c'était le chat qui passait devant les baffles.
Et là, qu'ouis-je ? Qu'acousticai-je ? Quoi?
Cette nuit la préfecture du truc pas loin de Bordeaux, là. Oui, celle-là. Et béh cette nuit elle a REQUISITIONNE DES LOGEMENTS !!!
J'étais à deux doigts de la bouteille de champ', quand une sorte de conscience professionnelle, dont la présence à cette heure là de l'année était plus qu'improbable mais bon, me poussa à écouter la suite désinformation.
Il faut savoir, ami-e lect-eur-rice, que dans ce pays, depuis le 29 Juillet 1998, existe une loi dite « de lutte contre les exclusions ». (sissi, je te jure, ça fait huit ans qu'on lutte contre les exclusions et qu'on a des lois pour ça... ça te fais plaisir non ? Tu vois bien que tu payes pas des impôts pour rien.)
Dans cette loi, donc, il est prévu que les préfets puissent réquisitionner des logements vacants, ou des locaux vacants, dans le but de mettre à l'abri ou de venir en aide à ceux qui n'en ont pas, d'abri, justement. Et depuis 98, les préfets n'utilisent pas cette prérogative.
C'est « compliqué » paraît-il de pouvoir réquisitionner des logements. Plan froid ? Non, non, on voit pas de quoi vous parlez. Spéculation immobilière ? NOOOOOON ? Ici ? Vous divaguez, vous faites le jeu d'un discours idéologique, extrémiste et gauchisant, visant à l'assistanat et non à l'autonomie... etc.
Je t'en fais pas plus, ton estomac a déjà été suffisamment brassé par ton réveillon pour ne pas en rajouter dans la nausée.
Et puis cette nuit, la complexité du truc est d'un coup devenue moins insurmontable, en tout cas à Bordeaux.
Et ben là, moi, je dis, chapeau, champagne, y'en a un qui a trouvé le moyen de mettre en application ce truc aussi compliqué que de dire :
« -Je suis préfet, je représente l'Etat en région, ces locaux son vacants, je les réquisitionne et j'ordonne leur mise à disposition pour ceux qui, sans ces abris seraient contraints de dormir dehors. »
Compliqué, en effet.
Je te disais donc que j'étais à deux doigts de la bouteille de champ quand le présentateur et le chat ont développé la suite de leur flash. (t'avais raison, finalement, les filles étaient parties.)
Et c'est là que mon thé a pris un goût acide.
La préfecture du truc vers Bordeaux, là.
Elle a réquisitionné parce que la SNCF avait plein de clients coincés dans un TGV en panne à cause de la neige.
Tu comprends ?
Des gens qui votent.
Qui consomment.
Des Clients de la SNCF.
Pas des gens à la rue.
Pas la loi de 98.
Dont le texte va continuer à prendre la poussière sur une étagère. Dans les bureaux du dernier des sous-préfets. Celui qui a été placé là parce que Papa ou Maman ou le chef du bureau d?à côté, ou le patron de l?entreprise qui a fait les travaux de constructions de la piscine du préfet ou de ravalement de façade de la SNCF? etc.
Combien sont payés ces gens (avec ton pognon, je te rappelle) qui ne sont même pas foutus de souffler sur un texte de loi déjà existant ? Tout prêt. Y'a même pas à réfléchir, y'a juste à A-PPLI-QUER.
Moi, je dis que si c'est pour faire cet usage là du pognon qu'on leur donne, j'ai un pote qui hésiterait pas à leur faire visiter un échafaud.
Et pi il aurait pas tort.
Voilà. Allez, Bonne Année.
Fin de la page d'histoire contemporaine comparée.
Merci de votre attention. Vous pouvez parler entre vous et vaquer jusqu'à 22h.
Bonsoir.
06 novembre 2005
Eh didon, eh alors, bon, alors voilà. Bon. Alors oui. Non, attends. Ouais. Eh. Faut que j’te dise...
Il parraitrait qu'à c'qui parraît, y'a des bagnoles qui brûlent en banlieue.
Si.
Eh, ben c’est pas étonnant, j’vais t’dire. Avec l’augmentation du prix du gaz, faut bien qu’ils se chauffent, les pauvres. Eux, quand ils se sont installés, on leur a dit (y’a longtemps, hein, pas ceux qui sont là aujourd’hui et qui courent en survet avec des capuches passque le vent ça fait froid aux oreilles quand on court vite et qu’on n’a pas de cheveux, non, pas eux, leurs
grands parents. Sissi, ceux qu’on avait été cherché quand on avait besoin de main d’œuvre souriante, pas chère et que déjà ils sont bien contents d’être en France, alors ils vont pas en plus nous briser les meules avec une clé de douze si ils sont entassés dans des T2 pour huit ou dans des Sonacos pour un... (je fais des longues parenthèses si je veux, c’est un blog c’est pas un manuel de grammaire) (et je t’emmerde)
(et arrête de m’interrompre sinon, ça va encore faire trois pages et en plus je sais plus où j’en étais)
Bon.
Ah oui.
Alors, quand ils sont venus, donc, on leur avait dit : regarde la belle barre d’immeuble avec tout le confort moderne, tu vas être super bien là dedans, avec ta femme et tes gosses, quand on leur donnera l’autorisation de venir te rejoindre. Oui, bon ben ça va, on a compris, ils sont loin, tout ça, c’est dur la vie tout seul, mais mon pti Momo, il est temps que tu t’assumes, maintenant, grand garçon. Hop. Pas besoin d’une femme à la maison, hein… Et pi quoi l’amour ? dis donc, tu crois que je te paie une piaule dans ce luxueux foyer pour jeunes travailleurs - wc sur le palier - douche sur le palier - cuisine sur le palier, et ce pour la modique somme de la moitié de ton salaire, tout ça pour que tu passes ton temps à baiser, saligaud ? Non mais des fois.
Des bêtes, j’vous dit.
Hum. Reprenons.
Au commencement, donc, était le foyer Sonacotra. Simple et de bon alois. (moi non plus, je comprends pas, mais c’est joli, non ?) Puis vint la barre d’immeuble. Avec son confort et ses recommandations : tu prends le gaz pour te chauffer, s’teuplé, c’est moins cher, et pi j’te rappelle que l’arrivée en lignes hautes tensions pour tout le monde, c’est toi qu’est en train de les poser dans le XVI°, alors le temps que ça arrive à Clichy, j’t’explique, t’as qu’à bosser plus. Hop. Donc, au gaz tout le monde. (... oui... je ne parle QUE du chauffage... étudiant en Histoire à Lyon3, tu peux passer ton chemin, je ne vais pas t'entretenir des bienfaits du Troisième Reich sur le développement des techniques de fabrication de canalisations de gaz étanches... aucun intérêt, donc.)
Tout allait bien jusque là. L’équilibre était respecté, le gaz en banlieue, l’EDF chez les bourges, le travail à Clichy, le pognon à
Paris. Voilà. Seulement, un beau jour de 2005, alors que répétons-le, TOUT ALLAIT POUR LE MIEUX PARTOUT, paf, le choc. LA nouvelle, LE TRAUMATISME : le prix du gaz allait augmenter de plein de pourcents. D'un coup. Aussitôt un vent de panique s’empare du sous-bois : tout le monde sent que la faim est proche : sans gaz, ou avec un gaz trop cher, comment se chauffer, se laver, faire cuire les aliments, comment manger même, (tu vois bien que la faim est proche… bon d’accord, j’insiste pas, mais t’es sûr que l’as bien comprise, celle-là, parce que moi je l’aime vraiment bien, la faim, la fin, tout ça… lourd ? moi ?… bon d’accord.)
De détresse, deux jeunes gens, décidant de tenter le tout pour le tout, se jettent dans un transformateur électrique, espérant par là comprendre son fonctionnement et trouver rapidement une énergie de substitution pour toute la communauté. Hélas, c’est le drame. Peu aguerris au fonctionnement complexe d’un tel trésor de la technologie occidentale, ces enfants (occidentaux que depuis quatre générations,donc), périssent en tentant de raccorder le transformateur à l’installation de chauffage du foyer Sonacotra (oui, ben, fallait bien les reloger le temps qu’on détruise cette affreuse barre d’immeuble qui gâche le paysage des résidences de standing de la colline d’en face. Voudrais t’y voir, toi.)
A partir de ce jour, déçus, peinés, le cœur en lambeaux, et les pieds gelés, les habitants de Clichy-sous-Bois et bientôt d’autres banlieues tentent de se réchauffer comme ils peuvent, et avec ce qu’ils trouvent. Le tout dans une ambiance somme-toute assez bon enfant.
Tout autre tentative d’explication de ces feux ne serait que pure manœuvre politicienne de déstabilisation de la république en général et de son ministre de l’intérieur en particulier. Faites gaffe, j’ai les noms)
Fin de la page d’histoire contemporaine comparée. Merci de votre attention, vous pouvez parler entre vous et vaquer jusqu'à 22heures.
Bonsoir.