Onestpasbienla...?!

Une bougie, deux trois atomes et le monde te sourit...

11 août 2006

20six, mon amour,

Tu savais bien, mon Twenty que ça ne pouvait pas durer.
Tu savais bien que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers.
Et qu'une fois les meilleurs partis,
Les suivent les abrutis.

Ben voilà. C'était l'heure des abrutis.
L'heure des pas meilleurs - pas gentils
Des affreux, des salauds, des pourris
Des baiseurs de drozophiles alanguis
L'heure des déconnectés, reconnectés
L'heure des pas premiers.

Tu savais déjà que ça ne sert à rien
A rien de recoller. Retenter. A rien.
Tu savais depuis que je t'avais dit:
Je m'en vais, je rends le modem à Free
Mais je reviendrai avec Alice, promis.
Et puis cette salope m'a trahi.

Ô mon Twitwi,
La sais-tu, la cruelle destinée
De celui qu'Alice,
De ses yeux de braise et d'acier
A hypnotisé, séduit, déçu, trompé?

Je croyais pourtant bien t'en revenir
Je pensais "il faut souvent savoir partir
Pour mieux vibrer d'un inconstant retour"
Mais en chemin je n'ai croisé que désamour.

Aussi, mon Sixounnet je t'ai quitté.
Quelques notes, tu verras, je t'ai empruntées
Ma manière à moi de te tenir vivant
Dans mes souvenirs, en m'en allant.
Car même s'il y a des pages qu'il faut savoir tourner
Il est bien inutile de les vouloir arracher.

Je te laisse, mon Twinou,
Déjà je sais tu vis chez nous
D'autres moments avec celle
Que tu aimes tellement, la douce html.

Programmer ou écrire,
Pour moi, c'était la merde
Il a fallu chosir
Et programmer m'emmerde.

Salut donc, mon Twener
et bonjour canalblog
je rejoins la longue liste amère
des émigrants du blog

Posté par FloBacri à 17:37 - Correspondance(s) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


16 janvier 2006

Lettre posthume.

Qu’est-ce que tu veux que j’te dise ?

Qu’elle aurait pu venir ? Elle est pas venue.
Que j’aurais pu faire un effort ? Je sais même pas dans quel sens faire un effort.

Qu’est-ce que tu veux que j’te dise ?
Qu’il fait beau et que c’est dommage de rester tout seul chez toi, avec ce beau temps ?
J’ai pas l’impression qu’il fasse très beau chez toi, même en plein été.
Que je vais tout faire pour t’embellir la vie ?
C’est
au dessus de mes forces. Et je sais que je ne tiendrai pas cette
promesse. Je sais aussi que la seule personne apte à t’embellir la vie
c’est toi. Toi et seulement toi. Et c’est pas à coup de « cache-t’on »
que quelque chose changera.

Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?
Oui, j’ai passé une bonne après-midi.
Mais ça fait quatre fois que tu demandes.

Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?
Qu’il faut rester ?
J’en sais rien, moi, s’il faut rester.
Que la vie, ça vaut le coup ?
Je
suis pas sûr. Si tu as décidé que la tienne ne valait plus le coup, qui
je suis, moi, pour décider à ta place ? Si tu as pensé que c’était la
meilleure, la seule solution.

Qu’est-ce que tu voulais que je te dise ?
Qu’elle parlait pas sérieusement ? Qu’elle peut pas partir comme ça ? Avec vos gosses ?
Evidemment.
Te laisser seul. Avec ton passé. Et ton âme toute bleue. Congestionnée.
Trop pleine. Tout resté. Tout gardé. Rien, rien jamais sorti. Bloqué
dedans. Comme en apnée. Bleue. Au bord de l’étouffement. Et puis tout
gris.
Pas de mots.
Angoisse. Qui se tait et qui te fait taire. Tu
te terres. Tu restes là. Enfermé. En dedans et chez toi. Seul dans ton
angoisse. Surtout pas en parler. Contrôler. Eliminer les autres sources
d’angoisse. Jamais aller fouiller chez toi. Et tu nous fais taire. Pas
savoir. Pas répondre. Jamais discuter. Se plier à tes lois. Tes lois
que tu subis toi-même, qui sont les lois de ton angoisse. Que
finalement tu dois bien un peu « cageôler ». (non, pas « cajoler »,
t’es trop gris pour ça, tu bouges pas assez.) Tu l’aimes ta prison.
Tu te la redessine autour de toi chaque jour. Et tu verrouilles bien les portes. Que jamais personne ne vienne t’en sortir.

Qu’est-ce que tu voulais que je te dise ?
Que je te débite des supplications ? Des je t’aime et des t’en vas pas ?
Va.

Va si tu n’es pas capable d’ouvrir toi-même cette putain de grille dont tu as la clé.

Tu sais quoi ? Elle avait raison. Il fallait qu’elle parte. Et toi aussi.

Quoi ? T’as parlé ? Ah, oui. J’ai passé une bonne après-midi.

T’es pas parti finalement. Elle non plus d’ailleurs.
J’ai quand même appelé les secours. C’est ce qu’on fait dans ces cas là.
Sont venus.
T’ont sauvé.

Mais t’es mort quand même.

Et c’est tellement mieux comme ça.

Qu’est-ce que tu voulais que je te dise ?

Posté par FloBacri à 23:46 - Correspondance(s) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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